Berrocal Portrait N&B

Miguel BERROCAL

Miguel Ortiz Berrocal, né le à Villanueva de Algaidas, près de Malaga, décédé le à Antequera, était un sculpteur espagnol.
Il fera d’abord des études de mathématique et chimie à Madrid, puis d’architecture. Il est élève du sculpteur Angel Ferrant. Il s’inscrit, comme auditeur libre, à l’Ecole des Beaux-Arts
de San Fernando et suit des cours à l’Ecole des Arts et Métiers et à celle des Arts Graphiques. Berrocal obtient des bourses d’étude, espagnoles et françaises. Il participe rapidement à de nombreuses expositions collectives, notamment à Paris (Salon de Mai, Salon de la jeune Sculpture, FIAC, etc.), mais aussi en Italie et dans la plupart des pays d’Europe.
Sa première exposition personnelle, avant de nombreuses autres, se tiendra à Rome en 1958. Miguel Berrocal obtient le premier prix de sculpture de la biennale des Jeunes de Paris en 1966. Berrocal est aussi remarqué pour le sens qu’il a à organiser lui-même ses expositions et à promouvoir son oeuvre ; c’est lui qui, par exemple, établit les maquettes de ses catalogues d’exposition. C’est à cette époque où Miguel Berrocal décide de s’imposer dans l’art de l’oeuvre multiple et il s’en donne les moyens. Ainsi, il crée sa propre fonderie, fonderie qui sera utilisé par de nombreux artistes européens, et y adjoint une imprimerie. L’artiste permet à la sculpture de rentrer dans le « marché » du multiple.
De 1955 à 1958, l’artiste produit des oeuvres métalliques soudées ; en 1958, il entrevoit une nouvelle possibilité qui allait devenir récurrente dans son oeuvre : l’imbrication de pièces s’emboîtant les unes dans les autres pour arriver à réaliser l’oeuvre finale. La maîtrise de cette technique viendra dans le début des années 60. L’artiste atteint le succès. Il va chercher ses thèmes majeurs avec une démarche classique ou néo-classique dans l’antiquité, dans l’art baroque, multipliant des «Victoires mutilées » ou des « Torses de guerriers », mais aussi dans l’art moderne avec des formes imbriquées dont l’intention d’accouplement n’est pas douteuse.